Buzzkill: 20 août 2019

Là, c’est sérieux. Buzzkill a maintenant sa page et une date: le 20 août! La couverture est glam, glam et glam, non seulement rose, mais shiny métallique, et l’endos donne le ton: c’est une comédie noire préapocalyptique.

Le site Web est mis à jour: nouveau look minimaliste, sections média, biographie à jour et tout le pataclan.

Et enfin, les curieux-ses verront que j’ai. Un. Autre. Livre. En. Chantier: La lutte pour le territoire québécois (nom de travail). Cet essai doit paraître en 2020, si je réussis à le terminer, et pour ça faudrait qu’il arrête de se passer des choses. D’autres infos à suivre!

Lovecraft et géographie

Quels liens entre H.P. Lovecraft et la géographie? J’ai eu envie de parler de mon amour de Lovecraft et des liens avec la littérature dans cette capsule pour le projet Quartier Lecture au Cégep Édouard-Montpetit. Ïa, ïa!

 

Feu vert pour Buzzkill

Je peux confirmer: le roman paraîtra chez Québec Amérique à l’automne 2019, dans la collection Littérature d’Amérique. C’est une grande joie de pouvoir renouer avec l’équipe de Québec Amérique pour une deuxième fois depuis Creuse ton trou. Ça va être épique!

Entrevue dans Le Devoir: Bruno Massé change le monde, une émotion à la fois

De l’autre côté de la fiction. Dans les prochaines semaines, Le Devoir repart à la rencontre d’écrivains gagnant leur croûte dans des boulots plutôt éloignés de la littérature. En apparence.

« Oui, je suis un écrivain engagé, mais faut-il lire par là “plate à mort” ? Quoi, on va se sentir coupables, encore ? Fuck that », annonce sur son site Web le géographe et militant écologiste Bruno Massé. Difficile de faire plus clair : alors que plusieurs écrivains préféreraient être qualifiés de mauvais écrivains que d’écrivains engagés, le prolifique auteur, lui, conjugue toujours le premier mot au deuxième. Il connaît pourtant les sirènes d’alarme que déclenche pareille revendication entre les oreilles des lecteurs.

Suite ici: https://www.ledevoir.com/lire/531766/bruno-masse-change-le-monde-une-emotion-a-la-fois

Portrait des groupes écologistes communautaires

Voici le lien à l’étude présentée au forum la Grande transition. Elle a déjà été diffusée par le RQGE et sur FB mais voilà pour les intéressés-es.

« C’est avec enthousiasme que le RQGE partage avec vous la première étude sur les groupes écologistes communautaires du Québec, accompagnée de ses 7 infographies illustrant les particularités de ce mouvement écologiste. Si la mobilisation environnementale est toujours plus d’actualité, la littérature sur les parties engagées dans le mouvement reste timide. Cela fait donc plusieurs années que cette étude est pensée au sein du RQGE, afin de constituer une mémoire commune et permettre à tous de s’y intéresser. Cet automne, grâce au travail bénévole de Bruno Massé, Jacinthe Leblanc et Philippe Saint-Hilaire Gravel  ainsi qu’avec la participation des membres, le Portrait a pu être réalisé!

Causerie Imaginaire minier – Salon du livre de Sudbury

Merci au Salon du livre de Sudbury pour cet accueil chaleureux, cette aventure inoubliable. Oui, une belle occasion pour jaser de Creuse ton trou mais surtout, une chance pour moi d’apprendre et d’entendre des citoyens-nes du Grand Sudbury sur le leg de l’industrie minière et la résilience d’une communauté. Causerie sur l’imaginaire minier avec Thierry Dimanche, Myriam Caron Belzile, Jean-Marc Dalpe et Donald Dennie.

Buzzkill: premier jet et la fin de l’Histoire

*Mise à jour: le roman sera publié cet automne 2019 chez Québec Amérique! D’autres nouvelles à suivre.

« C’est comme ça que l’Histoire se termine, tu sais? »

Le premier jet du nouveau roman est terminé! La comédie d’horreur, ou URGH, ou projet sans nom, s’appelle maintenant Buzzkill. Je crois qu’il fallait que je complète le cycle pour qu’un titre émerge enfin, et voilà! Buzzkill, comme dans cette personne vraiment chiante qui gâche la fête. Buzzkill, comme dans meurtre sous l’influence. Buzzkill, comme dans la fin de l’hyperréalité, l’éclatement du miroir.

Le processus a été plus long que d’habitude, quinze mois de rédaction, ajouté à une autre année de planification, des corrections incessantes. Déjà deux ans depuis l’expérience des « Bonne personnes » au Festival Entractes, qui était une pratique pour ce projet. L’esprit du temps est glissant et difficile à coucher sur une page, avec une plume, et des mots, et des rires. Ce qui n’était au début essentiellement qu’un running gag a évolué en 49 000 mots et je crois (j’espère)  avoir touché un nerf ici, ce qui m’inspire un certain sentiment de vertige. Surtout, la hâte de vous le présenter!

Pour l’instant, souffler. Reste plus qu’à reposer mes yeux et songer à la suite du processus… d’autres nouvelles à suivre!

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Pour suivre la création du roman, voici les posts suivants.

 

Des projets pour 2017

24k mots et une comédie d’horreur sans nom

Les bonnes personnes

 

 

24k mots et une comédie d’horreur sans nom

Je profite de l’accalmie du temps des fêtes pour une mise à jour sur le prochain roman, nom de travail… il n’y a pas de nom de travail.

J’ai pensé à URGH parce que c’est le son que je fais chaque fois que je pense aux thèmes du projet: l’hyperréalité (l’incapacité à distinguer le réel et la simulation technologique du réel), la (ma) génération Y, la recrudescence du fascisme dans les sociétés industrielles, le mensonge du capitalisme que les individus « positifs » et « motivés » peuvent réussir peu importe les inégalités structurelles, tout ce biais du survivant qui occulte les inégalités systémiques et les crises environnementales et, et…

L’horreur, en fait. L’horreur normal du quotidien, dans chaque mauvaise nouvelle. Trump est élu? Ah bon. Post-vérité? Ouais, c’est un mot. La Meute organise une nouvelle manif? Super. Et les coupures dans l’assistance sociale? La CAQ en avance dans les sondages?

Comique, finalement, puisqu’après avoir pleuré on finit par en rire. Tout ça est tellement absurde. Et la vie si courte. Il faut s’en moquer tragiquement, comme disait Cioran. Mais écrire l’humour est toujours plus difficile que le drame, d’où le retard que j’ai pris sur la rédaction.

Mais me voilà encore à parler des thèmes avant de parler de l’histoire. Pour ce roman, je tente plusieurs choses. On centre sur trois personnages, et j’y vais dans les stéréotypes: Marcus, un acteur douchebag, Gaspard, un graphiste geek et Océane, une psychothérapeute hipster. Ils veulent être positifs et sont au yoga et s’entraînent et vont dans les spectacles, ils font tout ce qu’il faut alors où est le succès, l’argent, la célébrité? Toutefois, pendant ce temps-là, le monde s’effondre et la société se déchire et l’économie est dans les chiottes et la ville toute entière gronde.

Mais voilà, les vrais personnages ne sont pas ces trois, c’est tout ce qui arrive autour, dans le décor, dans les foules, dans la rue. Ces trois milléniaux sont plutôt le décor, puisque partout où on va, dans les cafés ou les shows, ou à la télé, ce sont eux, c’est leur monde, avec leurs sourires et leur vacuité. Ce que j’écris, c’est ce moment où la réalité rencontre enfin les sujets perdus dans l’hyperréalité, le tsunami qui s’effondre sur un téléphone cellulaire.

Bref, une comédie d’horreur, la fin de la société industrielle avec un rire et un bang. Déjà un an à plancher ce manuscrit et 24 000 mots plus tard, plus ou moins à mi-chemin, mais l’ambition frappe un mur: écrire sur la période dans laquelle on vit pose le risque, en fait l’éventualité d’être dépassé par les événements. Je veux tout dire et c’est impossible. Alors j’ai dû passer les trois derniers mois à réécrire. Urgh.

Wow! Quelle description décousue. Mais bref, ça avance, c’est ce qui compte. En attendant, il y a Les bonnes personnes, ma première expérience pour me pratique en vue du présent projet. You get the idea.