Biographie

[existence en cours, mise à jour le 20 mars 2014]

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Bruno Massé est géographe, écologiste et spécialiste des mouvements sociaux. En tant qu’écrivain de fiction, il s’intéresse à l’anarchisme, aux créatures de la nuit et à la chute de la civilisation.

Une bio, tant qu’à faire.

Déjà la confusion

Mettons quelque chose au clair: j’ai deux vocations principales: l’environnement et la littérature. Y’a pas nécessairement de lien. Voilà, c’est dit.

Bon d’accord… il y a peut-être un lien, quelque part, vraiment loin, si on insiste. Mais c’est complexe, et je comprends qu’il puisse y avoir confusion – souvent, on connait quelqu’un-e pour un truc et un truc seulement. À l’ère de l’instantané, les subtilités se perdent.

Disons seulement que le jour je m’active pour les causes sociales et environnementales et c’est parfois horriblement déprimant, alors oui, le reste de ma vie, j’entretiens d’autres intérêts comme la fiction, les romans, et m’y adonne sérieusement. J’écris autant pour fuir que pour explorer les frontières de la nature humaine, vivre le domaine des possibles, tracer la géographie du chaos avec une plume de corneille. Je suis simultanément cynique et fasciné.

D’où je viens

Je suis né en 1982 dans un petit village des Laurentides. Un coin touristique qui me prédestinait déjà à la révolte et la poésie. J’ai depuis fait mon chemin d’une marre à l’autre pour m’échouer sur les plages contaminées de Montréal.

Depuis 2001 je partage mon temps entre la fiction et les causes sociales et environnementales. Brièvement membre du Parti Vert du Québec, faux-bûcheron, barrista, puis chercheur universitaire, trouble-fête, chargé de cours et travailleur communautaire. Aussi écrivain. Est-ce que j’ai dit écrivain?

Ce que je fais

Anciennement technologue forestier, j’ai terminé une maîtrise en géographie sociale où mon mémoire, l’Écologie radicale au Québec, est reconnu comme un ouvrage de référence. Après dix ans de militance en environnement, je suis devenu coordonnateur général du Réseau québécois des groupes écologistes et administrateur du Réseau québécois de l’action communautaire autonome.

Je manifeste, j’organise des événements, je prends parole sur la place publique. À temps perdu, je blogue sur le Huffington Post Québec pour vulgariser des enjeux environnementaux, commenter l’actualité au Québec et emmerder les conservateurs.

La littérature

Bilingue, j’ai publié différents romans en anglais et en français. Une part de mon oeuvre consiste en romans, essais et pièces de théâtre engagés, comme L’aube noire, The Noxious And the Daemon Flower, Necropolis, Darkling One, La quatrième dimension.

À date, la portion de mon oeuvre la mieux connue est certainement ma série de romans érotiques, informellement nommée la série des Carpates.

Initialement conçu comme une expérience volatile, ce projet a évolué en trois romans: Valacchia (Guy Saint-Jean éditeur), Le jardin des rêves (idem) et Le Cirque Diabolique (indépendant) ainsi qu’une nouvelle: Strigoiacă (indépendant).

Ces romans s’inspirent de véritables légendes du folklore roumain et du cinéma d’horreur des années 1930. Ils sont conçus selon une démarche proféministe, pro-diversité sexuelle. Quoique sulfureux, mes romans sont positifs et font la promotion du respect, de l’affirmation de soi, de l’autodétermination. Ils sont exempts de violence, d’humiliation et d’hétéronormativité. Bref, shameless, not shameful.

Mes romans érotiques sont également empreints d’humour noir et de mauvaises blagues de films d’horreurs, pour lesquelles je ne m’excuserai jamais!

Ma démarche

À travers différents projets éclectiques, je me lance sans retenue dans une exploration de la nature humaine. Ce qui m’intéresse, c’est l’immédiateté: la révolte, le désir, la liberté.

Ma démarche est simple. Plutôt que de vous bombarder avec des longs manifestes aseptisés, je fais le grand détour dialectique des passions, de la colère, du vécu radicalement honnête en opposition aux forces répressives, pour finalement rejoindre la construction d’une liberté collective ou, pour citer Adorno, « la réactivation de nos origines ».

Mon esthétique a souvent été qualifiée de sombre, d’où le sobriquet de « Canada’s darkest author ». J’emprunte librement à la sous-culture gothique, quoiqu’il s’agisse tant d’une appréciation que d’une critique. Plusieurs genres se mêlent dans mes écrits: l’humour, l’horreur, le cyberpunk, le noir, le post-apocalyptique et, sans grande surprise, la littérature érotique.

En ce qui concerne mon esthétique visuelle, j’ai coutume de travailler de près avec un-e ou plusieurs photographes. Le visuel est quelque chose d’extrêmement important pour moi lorsque j’arrive à la couverture d’un livre. Dans la mesure où j’ai un contrôle (ce qui n’est pas toujours le cas), je prends soin de trouver quelque chose qui soit honnête par rapport au contenu même du roman, mais qui innove également et se distancie des stéréotypes. Conséquemment, la plupart de mes couvertures sont réalisées de concert avec Candace « Candylust » Barbieri de New-York. David Sénéchal, Julie Brouillard et Samantha Kayleigh Graham ont aussi travaillées avec moi.

Et puis quoi?

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